19/11/2008

Quelle fausse comparaison !

 « On a trouvé des milliards de francs pour UBS, il n’y a aucune raison de chipoter pour 1,5 milliard de francs en faveur de l’AVS ». Tel est l’argument faussement imparable qui a cours aujourd’hui. Pourquoi n’est-il pas valable ? Parce que la Confédération n’a pas donné d’argent à UBS, elle est entrée à hauteur de 6 milliards de francs dans son capital. Ce prêt convertible lui rapportera 12,5% d’intérêt par an et sera transformé en actions après 30 mois.  Lorsqu’elle revendra les titres dans quelques années, elle pourrait alors encaisser un bénéfice. Quant à la Banque nationale suisse, elle a pris à son compte des actifs qui pesaient sur le bilan d’UBS et suscitaient la méfiance des autres établissements financiers à l'égard de celle-ci ainsi que le blocage de ses relations bancaires. Cette intervention, tout le monde aurait préféré s’en passer, mais était-ce possible ? La Suisse devait-elle être le seul pays à ne pas venir en aide à son système bancaire, au risque d’une banqueroute qui aurait eu des conséquences économiques désastreuses ? Non, bien entendu. L’intervention de l’Etat avait pour objectif de stabiliser l’économie de notre pays. Si l’on réussit ainsi à éviter un retournement conjoncturel violent, on aura aussi indirectement contribué à préserver l’AVS.  En revanche, l’initiative soumise à votation le 30 novembre priverait notre assurance sociale de 1,5 milliard de francs chaque année. N’agissons pas avec légèreté en matière sociale. Pour ces raisons, je voterai NON à l’initiative.

 

Fabienne Gautier, commerçante

 

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