16/01/2009

Genève a-t-elle honte que sa rue du Rhône ressemble à l’avenue Montaigne ?

 

Pourquoi Genève, ville internationale et touristique par excellence, n’aurait-elle pas, elle aussi, son avenue Montaigne ? De quel droit la Ville empêche-t-elle des manufactures horlogères genevoises ou des joailliers d’avoir pignon sur rue ? Plus grave encore, de quel autre droit la Ville se permet-elle d’être une entrave pour un commerçant de vendre son fond de commerce au plus offrant pour améliorer sa retraite?

 Et de quel droit encore, la Ville déciderait-elle de l’affectation d’une arcade dont elle n’est pas propriétaire, alors qu’elle-même pratique la résiliation de baux pour récupérer ses propres arcades commerciales. Pourquoi vouloir entraver la liberté du commerce alors même que celui-ci répond à la plus logique des « lois », celle de l’offre et de la demande ?

Au nom de la diversité et de l’animation, entend-on !

Le centre ville de Genève, qu’on reconnait être le plus grand centre commercial du Canton, offre cette diversité. Il suffit de se balader en ville à pieds pour constater que chaque quartier, sans exception, compte nombre de bistrots, de restaurants, de petits commerces et des arcades ouvertes au public. Il n’existe aucun « désert ».

Quelques chiffres : la Ville aujourd’hui, c’est environ 3'600 points de vente comprenant plus de 2'550 arcades commerciales. La Ville, c’est encore presque 2'000 cafés-restaurants, plus de 40 dancings et pas loin de 40 cabarets-dancings. Ces chiffres ne parlent-ils pas d’eux-mêmes ?

Le  commerce en Ville représente également plus de 24'700 personnes qui viennent tous les jours, sauf le dimanche, travailler et animer les rues. C’est vrai, une fois les commerces fermés, le centre ville dort.

 Mais, lorsque les commerçants désirent offrir, ne serait-ce qu’une heure de plus d’animation, ils se retrouvent à devoir entamer des négociations durant pratiquement 1 an. Lorsque les cafés-restaurants et leurs terrasses animent les rues à la fermeture des commerces, les restaurateurs se retrouvent avec des plaintes et des pétitions des habitants pour un soi-disant tapage nocturne.

Il faut encore souligner la manne fiscale non négligeable que rapportent sous toutes ses formes les activités commerciales en Ville de Genève, les nombreuses taxes diverses auxquelles sont soumis commerçants et restaurateurs, sans oublier la taxe professionnelle, la taxe sur le tourisme.

Au nom de quel droit la Ville empêche-t-elle le rayonnement et le développement de Genève alors même que son unique devoir est bien celui de favoriser et non celui d’entraver, ce qu’elle ne cesse de faire depuis de nombreuses années.

Toutes mesures contraignant un maintien des affectations existantes seraient donc inutile. Pire, cela pourrait réellement empêcher la diversité de l’animation de nos rues.

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