12/02/2011

HONTE AUX TAXIS GENEVOIS

Une jeune femme, accompagnée de sa petite fille de 5 ans, arrive de Paris avec le TGV vendredi soir à la gare Cornavin. Elle souhaite prendre un taxi pour rejoindre sa voiture garée dans un parking d’une cour d’immeubles située dans le quartier de Plainpalais. La jeune femme et sa fille étaient chargées de bagages, naturellement.

Dans un premier temps, le taxi rouspète car il trouve la course pas assez longue. Le parking étant rue de l’Arquebuse, quartier connu pour son insécurité, la jeune femme prie le chauffeur de taxi de la déposer dans la cour près de sa voiture. Ce dernier refuse. Et pourtant la passagère payait ce qu’il fallait car effectivement avec les travaux dans le quartier, un détour pour atteindre le parking est nécessaire. Malgré l’insistance de sa cliente, le chauffeur de taxi peu complaisant dépose la jeune femme et sa petite fille munies de leurs bagages au coin de la rue. De surcroît, la jeune femme paya la somme de frs 25.- pour le trajet.

Naturellement ce qui devait arriver arriva : 3 jeunes hommes les suivent dans la cour où se trouve le parking. Je vous laisse imaginer la panique pour cette mère et cette petite fille. Les deux se précipitèrent dans leur voiture et s’enfermèrent. Ce n’est que plus loin, une fois sortie de la cour, que la mère installa sa petite fille dans son siège pour enfant lorsqu’elle se sentit en toute sécurité pour le faire.

Comment un chauffeur de taxi peut-il être aussi irresponsable et mettre une mère et sa petite fille en danger lorsqu’il sait parfaitement qu’ils les accompagnent dans un quartier peu sûr de la Ville. Honte à lui, honte aux taxis genevois.

Fabienne Gautier, députée

00:32 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

Commentaires

En ce cas de problème avec un chauffeur de taxi il convient de lui demander de présenter sa carte professionnelle, qu'il doit, aux termes explicites de la loi, présenter à toute demande d'un client. En cas de refus de celui-ci, il convient d'appeler police-secours (catégorie urgence) car il se pourrait que quelque chose de louche se cache la dessous.

S'il la présente, il convient de solliciter un détour par le poste de police le plus proche.

Rappelons que tout taxi stationnant sur la voie publique (comme à la gare) à l'obligation d'effectuer toute course, quand bien même celle-ci ne lui conviendrait pas.

Quel est donc le pouvoir politique responsable de cette chienlit ?

Honte à nous !

Écrit par : CEDH | 12/02/2011

Ce n'est pas la première, ni la dernière fois... La mentalité des nouveaux chauffeurs de taxi est déplorable. Genève devrait faire attention à cela car souvent la première impression du territoire par les touristes
passe par eux et question service, accueil et prix, c'est tout simplement lamentable. D'ailleurs, je ne prend plus le taxi pour aller à l'aéroport ou la gare car c'est hors de prix.

Écrit par : Suissitude | 12/02/2011

"Naturellement ce qui devait arriver arriva"
Comme si on se retrouvait au milieu de Kandahar. Merci d'intensifier ce climat d'insécurité qui fait le jeu de l'UDC et du MCG.

N.

Écrit par : djcenovis | 12/02/2011

La corporation des taxis étant partagée entre l'UDC et le MCG, on se réjouit d'avance de leur efficacité le jour où ils seront à l'exécutif...

Écrit par : Saint-Pierre | 12/02/2011

Votre histoire est le reflet parfais du sentiment d'insécurité qui habite nos habitant, ou nos visiteurs. Dans ce cas là, il passe probablement par trois étapes ;

- L'accueil du chauffeur, son comportement, même si je peux comprendre que lui-même ne soit pas très content de se rendre à la rue de l'Arquebuse, totalement en travaux dans le grand capharnaüm genevois. Depuis des années les Taxis genevois se plaignent (pire que nos policiers), mais eux ils ne font aucun effort. J'ai si rarement vu un chauffeur porter un bagage, ou ouvrir une porte. L'image de notre ville passe aussi pas ce service, certes un métier pas facile, mais où la politesse et le sourire ne coûte rien, et peuvent même parfois rapporter .. !!!

- Un déplacement pédestre dans des rues peu conviviales (travaux, éclairage) car peu fréquentées, le tout accentué par la présence de "trois jeunes hommes" qui la suivent dans la cour. Une peur réaliste, issue d'un sentiment, mais qui démontre bien, et les faits le prouvent au quotidien, qu'on ne peut plus se déplacer à Genève sans faire attention.

- Enfin, la présence, ou le passage d'une patouille de police, ou d'APM, aurait probablement rassuré un peu cette dame, mais je suis certain qu'elle n'en a croisé aucune ...

Si vous ajoutez à ceci que les personnes actuellement condamnées par des ordonnances pénales ne passent plus par la case prison, Champ-Dollon ne se vide pas sans raison nous le savons tous !

Genève, un monde ne soi !

Écrit par : Walter SCHLECHTEN | 12/02/2011

Je crois que c'est le conseiller d'Etat Unger qui s'en occupe. Il a du gérer a crise entre les taxis des compagnies officielles et les indépendants, les momos puis il y a eu le refus des taxis d'avoir une couleur unique comme c'est le cas dans certaines villes. Bref un monde à part ...

Écrit par : Suisitude | 12/02/2011

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