18/11/2011

Salaire minimum, nous laisserons-nous éblouir par cette poudre aux yeux ?

L’initiative pour un salaire minimum pénalise les travailleurs qui sont censés en bénéficier.

En effet, l’introduction d’un salaire minimal entraîne un tassement général des salaires vers le bas pour tous les salariés.

Les salaires minimaux déjà à l’oeuvre nous montrent que leur effet pervers majeur dépasse largement les effets positifs. Ils gèlent les salaires sur des positions fixes qui sont beaucoup plus difficiles à faire bouger. Résultat pour les salariés : le salaire minimal se transforme en plafond qu’ils ne peuvent plus dépasser.

Il existe, en Suisse un outil qui a fait ses preuves dans le domaine salarial. Un outil plus souple et mieux adapté aux spécificités de chaque secteur : les conventions collectives de travail. C’est un pilier de notre partenariat social et l’un des fondements de notre prospérité collective. Ce même partenariat social nous permet également d’améliorer chaque année les CCT et de négocier des hausses de salaire indexées au coût de la vie. A coup sûr que l’introduction d’un salaire minimum pousserait à ne plus négocier entre partenaires. Pour la protection des travailleuses et travailleurs, il est indispensable de voter NON le 27 novembre prochain au salaire minimum.

Evidemment, les gens sont tentés par le chant des sirènes de cette initiative. Ils risquent pourtant de tomber de très haut. On leur promet un salaire minimum de 4’000.- ? Il sera proche de 2’500.- ! Selon le Tribunal Fédéral, ce salaire minimal devra être fixé à un niveau voisin des standards en cours dans le système d’aide sociale, c’est-à-dire 2’527.- à Genève. C’est aussi simple que cela.

L’expression "jeter de la poudre aux yeux", avec son sens actuel d'éblouir par de fausses apparences, se rapporte à merveille à cette mauvaise initiative pour l’introduction d’un salaire minimum. Ne nous laissons pas éblouir par cette poudre aux yeux.

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