14/10/2008

Rajeunir la Constitution

Rajeunir la Constitution, c’est tout d’abord concevoir un outil neuf et dynamique pour tous. C’est imaginer, sans parti pris, la Genève de demain et laisser aux générations futures un cadre moderne et souple qui intègre les trois volets du développement durable : l’économie, l’environnement et le social.

 

La société évolue, Genève également. Depuis plus d’un siècle et demi, Genève a avancé, elle n’est plus celle de 1847.Il est nécessaire de revoir la Constitution dans le but d’en faire un texte adapté à notre 21ème siècle. Il est indispensable de la limiter à l’essentiel. La Constitution se doit d’être le reflet des valeurs jugées fondamentales par notre société, ainsi les travaux de la Constituante ne devront pas faire table rase des écrits de 1847.

 

Depuis sa naissance, notre Constitution a été remaniée 120 fois. Nombre de dispositions n’ont rien à faire dans celle-ci, pour ne citer que la fumée passive ou les chiens dangereux, qui figurent parmi les dernières modifications. Ces dispositions sont exactement le type de sujets qui ne doivent pas faire l’objet d’un article dans notre Constitution.

 

Le travail des élus consistera à sortir de la Constitution tout ce qui n’est pas fondamental, et à y intégrer des dispositions qui n’en font pas encore partie. Par exemple, la garantie des libertés individuelles, la protection de la sphère privée et l’égalité de traitement pour tous.

 

Ce dimanche, nous assisterons à une élection citoyenne. En fixant le quorum à 3 %, le Grand Conseil, dans sa grande sagesse, a voulu permettre à toutes et tous, du plus jeune au moins jeune, de s’engager dans cette aventure. Les élues et les élus seront un vrai reflet de notre société civile du 21è siècle. L’expérience des moins jeunes conjuguée au dynamisme des jeunes nous assure une nouvelle Constitution digne des attentes du peuple Genevois.

 

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01/09/2008

Commerces: adapter l'offre à la demande

S’il est un constat que l’on doit faire, c’est bien celui que les commerces doivent s’adapter au mode de vie des consommateurs. Et c’est pour cette raison que l’on voit de plus en plus des « dépanneurs » tenir de  nouvelles échoppes qui peuvent fermer plus tard le soir sans  personnel. Mais il est faut de prétendre que les commerces familiaux ne sont pas soumis à la loi sur les heures de fermeture des magasins, puisqu’elle s’appelle encore ainsi, comme j’ai pu le lire récemment dans notre presse genevoise. Les commerces familiaux peuvent effectivement, sans employer de personnel, être ouverts en dehors des heures d’ouverture autorisées. Cependant, selon la loi, ils ne peuvent ouvrir que 6 jours sur 7 dans la semaine. La loi est claire à ce sujet. Les seuls petits commerces qui sont exempts de cette disposition sont les kiosques. Que veut-on dire par « kiosque ». Un kiosque est un commerce qui doit faire plus de 50 % de son chiffre d’affaire dans la vente de produits de tabac-journaux. Un kiosque ne peut malheureusement pas devenir une épicerie familiale à moins que cette petite entreprise respecte la loi. Et c’est bien là tout le problème de cette loi. Pourquoi un petit commerçant, sans employer de personnel, ne peut-il pas travailler le dimanche. Bonne nouvelle, cette disposition est en passe d’être revue par notre parlement. Et pour éviter toute distorsion de concurrence avec les commerces dit « non familiaux ». Quand le Gouvernement genevois va-t-il enfin se décider à mettre en application la nouvelle loi fédérale qui autorise pour tout commerce 4 dimanches d’ouverture annuels. Après le succès du dimanche ouvert pendant l’Euro 2008, c’est avec impatience que nous, commerçants, attendons que la loi fédérale s’applique à Genève. D’autres cantons en profitent déjà ! Fabienne Gautier , députée, présidente de la FCG

07:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

21/08/2008

A quand la naissance d'IKEA Genève

La Fédération du Commerce Genevois a, de tout temps, encouragé le développement économique de Genève, et plus particulièrement son commerce de détail qu’elle représente. Depuis plusieurs années déjà, la FCG soutient l’implantation d’IKEA dans notre canton pour plusieurs raisons.  Une de ces raisons est bien que la venue de cette entreprise à Genève  générera 500 nouveaux emplois et des retombées fiscales non négligeables, ne serait-ce que sur l’imposition des personnes. Nul n’ose ignorer que Genève est le plus mauvais élève de Suisse en matière de chômage. Mais peut-être ce que beaucoup ignore, c’est que le plus grand nombre de chômeurs touche les employé(e) s de la vente. Alors pourquoi pénaliser encore plus ces chômeurs en retardant toujours plus la venue d’un important commerce de détail.

 

Présidente de la Fédération du Commerce Genevois, membre de l’association g (e) avance, je m’interpelle quant à la logique de notre fonctionnement. Après plusieurs années de blocage par différents recours émanant d’entités privées voisines du futur IKEA genevois, voici que maintenant c’est la Commune concernée qui s’oppose à cette nouvelle implantation. Par respect de démocratie, il est tout à fait compréhensible de respecter les voies d’opposition ou de recours en la matière. Mais est-il normal que, de nos jours des entités publiques, en l’occurrence cantonale et communale, n’arrivent pas à travailler ensemble, main dans la main, pour le bien et le développement de notre Canton, pour la création d’emplois, pour des rentrées fiscales importantes.

 

Pour conclure, il est indispensable que les travaux de la Constituante prennent en compte d’établir un cahier des charges de l’Etat et des Communes imposant des partenariats pour que notre prochaine Constitution soit le véritable reflet de la Genève du 21me siècle. Je m’engage dans ce sens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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