31/08/2016

Encore plus de tourisme d’achat grâce aux Verts ?

Tout récemment, Greenpeace ou le WWF affichaient leur sympathie pour une taxe sur la viande, afin d’inciter les consommateurs à en manger moins, voire plus du tout. Avec les Verts ils soutiennent l’initiative sur « l’économie verte », qui prévoit le même système pour nous « inciter » à réduire radicalement notre consommation.Avec elle, ce ne sera pas seulement la viande qu’il faudra taxer, mais aussi les combustibles fossiles, les fruits importés, les matières premières et bien d’autres produits.Imaginons que la Suisse se lance en solo dans ce projet. La suite est facile à deviner. Les files s’allongeront aux frontières chaque week-end pour aller acheter à des prix décents les produits dont tout un chacun a besoin.Doper le tourisme d’achat est un comble pour un parti qui met plutôt en avant l’achat local. Faudra-t-il alors fermer les frontières ou augmenter démesurément les taxes douanières ? Cette initiative est le prototype d’une proposition ambitieuse, mais tout simplement irréalisable dans la pratique et dont les effets sont dangereux pour la Suisse et les Suisses.Je vous encourage à voter NON à l’IN « Economie verte » le 25 septembre prochain.

 

Fabienne Gautier, présidente FCG

 

 

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29/06/2011

Le PUS : une atteinte à la liberté du commerce

Le PUS: une atteinte à la liberté du commerce
Cette façon stalinienne d'un administratif de l'extrême gauche de vouloir gérer le commerce en ville de Genève sous prétexte de protéger le petit commerce. En fait, cette mesure paganiste votée par le Municipal de la Ville est un non respect de la liberté du commerce protégée par la Constitution fédérale et une atteinte directe aux petits commerçants dont certains se sont faits gruger par de fausses promesses.
Oui, je m'explique. Si demain un commerçant, proche de l'âge de la retraite, souhaite remettre son commerce, tout en essayant de retirer un petit bénéfice qui lui permettrait d'améliorer celle-ci,  car il n'a peut-être pas cotisé toute sa vie. Et bien, notre brave commerçant se verra imposer, pour être autorisé à le remettre, que ce soit un commerce du même type qui le rachète. Si le commerçant en question est un cordonnier, par exemple, et qu'il n'y a aucune demande pour ce type de commerce, avec cette nouvelle mesure le commerçant ne pourra plus vendre son arcade ni négocier sa reprise. Adieu l'amélioration de sa retraite.
De quel droit porte-t-on atteinte à la liberté du commerce et à la liberté du commerçant!
On a beaucoup parlé en son temps de ce bar de la rue du Rhône racheté par un bijoutier. Mais on n'a jamais, au non que jamais, parlé de la belle somme négociée et touchée par le tenancier du bar pour la reprise de son établissement. Une belle somme qui permet au commerçant qui a travaillé toute sa vie et qui mérite une belle retraite de s'arrêter de travailler. Les commerçants sont souvent des indépendants, pourquoi les priver d'avoir une retraite confortable car le fruit de leur travail leur a permis de faire vivre des employés mais pas d'assurer leur retraite souhaitée après des années de labeur.
Et si demain, à 62 ans, âge de la retraite des fonctionnaires de la Ville, je souhaite remettre mon commerce, va-t-on m'imposer de remettre mon pas de porte à un commerce du même type: commerce de détail de tissus au mètre. Le Sieur Pagani connaît de surcroît bien mal le marché du commerce de détail car il saurait que c'est un métier qui se meurt et qu'en plus il nécessite un minimum de formation. Donc si je n'ai plus le droit de choisir mon repreneur, je n'ai qu'à mettre la clé sous le paillasson. Merci M. Pagani le bonimenteur du petit commerce qui avec cette mesure préfère voir une arcade fermée plutôt qu'une arcade ouverte!

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12/11/2010

Cessons d’être hypocrites

Dans le débat sur les heures d’ouverture des magasins, on parle sans arrêt des conditions de travail du personnel de la vente, qui serait obligé de travailler jusqu’à 20h00 tous les soirs ! Tout d’abord, on oublie (ou on feint de l’oublier) que la CCT actuelle garantit que personne ne travaillera plus d’un soir par semaine au-delà de 19h00.  Mais surtout, pense-t-on lorsque l’on va au restaurant aux conditions de travail du personnel qui travaille jusqu’à tard le soir, qui plus est, debout et dimanche compris ? Pense-t-on à notre prof de fitness ou de peinture sur soie, qui assure les cours du soir ? Pense-t-on au chauffeur TPG, qui nous amène où l’on veut de 5h du mat à minuit, 7 jours sur 7, dans des conditions de circulation de plus en plus difficiles ? Pense-t-on au boulanger qui s’est levé à 3 heures pour nous livrer du pain frais ? Et surtout, lorsque l’on va faire ses courses en France le soir jusqu’à 21h00 ou le dimanche, pense-t-on aux conditions du personnel de vente ? Non ! Alors cessons d’être hypocrites. Les modes de vie ont changé, nos horaires ont changé. Alors adaptons ceux du commerce genevois à la réalité d’aujourd’hui !

Fabienne Gautier, commerçante

09:54 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

12/05/2010

Piétonisation dans l’hyper centre ville

Le commerce genevois ne s’oppose pas à la piétonisation de rues dans l’hyper centre, il y est même favorable.

Nous saluons la volonté des Autorités de la Ville qui a su instaurer une concertation commune avec tous les milieux concernés.

Cependant, le commerce genevois veillera à ce que des mesures adéquates soient prises en amont pour garder une bonne accessibilité aux commerces.

Ces mesures sont les suivantes :

- La construction de parking de proximité avant que les places de stationnement de surface ne soient supprimées

- la compensation des places de surface doit se faire sur la même rive (ex. un parking construit sur la rive gauche ne pourra nullement compensé des places de stationnement supprimées sur la rive droite)

- le nombre de places de stationnement nécessaires à la création des zones piétonnes envisagées passent par la création du même nombre de places en sous-sol dans un périmètre de maximum 500 mètres, comme cela s’est fait dans tous les hyper centres des villes qui ont vu naître de vraies zones piétonnes.

- Une réflexion intégrant les paramètres des entreprises et commerces de l’hyper centre, ainsi que ceux liés au tourisme, pour qu’en final les zones piétonnes créées soient attractives et animées.

D’autre part, pour le commerce genevois, nous appelons de nos vœux qu’une nécessaire coordination se mette en place avec le Département cantonal concerné, le DIM, car il a été fort peu présent, pour ne pas dire absent, jusqu’ici dans le cadre des débats relatifs à la stratégie de piétonisation dans l’hyper centre.

Le commerce genevois souhaite rapidement voir de la part des Autorités cantonales et municipales, une politique commune des déplacements et stationnement qui passe par un plan directeur cantonal de la mobilité et du stationnement. Nous ne voulons pas de mesures prises au coup par coup, pas de saucissonnage de la mobilité.

Toutes ces conditions remplies, le commerce genevois soutiendra une bonne stratégie de piétonisation.

Fabienne Gautier, présidente de la Fédération du commerce genevois

07:00 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

16/01/2009

Genève a-t-elle honte que sa rue du Rhône ressemble à l’avenue Montaigne ?

 

Pourquoi Genève, ville internationale et touristique par excellence, n’aurait-elle pas, elle aussi, son avenue Montaigne ? De quel droit la Ville empêche-t-elle des manufactures horlogères genevoises ou des joailliers d’avoir pignon sur rue ? Plus grave encore, de quel autre droit la Ville se permet-elle d’être une entrave pour un commerçant de vendre son fond de commerce au plus offrant pour améliorer sa retraite?

 Et de quel droit encore, la Ville déciderait-elle de l’affectation d’une arcade dont elle n’est pas propriétaire, alors qu’elle-même pratique la résiliation de baux pour récupérer ses propres arcades commerciales. Pourquoi vouloir entraver la liberté du commerce alors même que celui-ci répond à la plus logique des « lois », celle de l’offre et de la demande ?

Au nom de la diversité et de l’animation, entend-on !

Le centre ville de Genève, qu’on reconnait être le plus grand centre commercial du Canton, offre cette diversité. Il suffit de se balader en ville à pieds pour constater que chaque quartier, sans exception, compte nombre de bistrots, de restaurants, de petits commerces et des arcades ouvertes au public. Il n’existe aucun « désert ».

Quelques chiffres : la Ville aujourd’hui, c’est environ 3'600 points de vente comprenant plus de 2'550 arcades commerciales. La Ville, c’est encore presque 2'000 cafés-restaurants, plus de 40 dancings et pas loin de 40 cabarets-dancings. Ces chiffres ne parlent-ils pas d’eux-mêmes ?

Le  commerce en Ville représente également plus de 24'700 personnes qui viennent tous les jours, sauf le dimanche, travailler et animer les rues. C’est vrai, une fois les commerces fermés, le centre ville dort.

 Mais, lorsque les commerçants désirent offrir, ne serait-ce qu’une heure de plus d’animation, ils se retrouvent à devoir entamer des négociations durant pratiquement 1 an. Lorsque les cafés-restaurants et leurs terrasses animent les rues à la fermeture des commerces, les restaurateurs se retrouvent avec des plaintes et des pétitions des habitants pour un soi-disant tapage nocturne.

Il faut encore souligner la manne fiscale non négligeable que rapportent sous toutes ses formes les activités commerciales en Ville de Genève, les nombreuses taxes diverses auxquelles sont soumis commerçants et restaurateurs, sans oublier la taxe professionnelle, la taxe sur le tourisme.

Au nom de quel droit la Ville empêche-t-elle le rayonnement et le développement de Genève alors même que son unique devoir est bien celui de favoriser et non celui d’entraver, ce qu’elle ne cesse de faire depuis de nombreuses années.

Toutes mesures contraignant un maintien des affectations existantes seraient donc inutile. Pire, cela pourrait réellement empêcher la diversité de l’animation de nos rues.

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