29/07/2009

La Ville fait main basse sur la liberté d’entreprendre

Présidente de la Fédération du commerce genevois, j’ai de la peine à comprendre les mesures prises par la Ville à l’encontre de petites PME, voire d’artisans que sont les glaciers installés depuis des lustres sur nos quais. Ces commerçants participent à l’animation de notre rade, ravissent les genevois et les touristes. Ils sont là de mars à fin octobre pour notre plaisir.

Pour cela, ils sont appelés à gérer une entreprise, ils ont créé des emplois et offrent à chaque saison des jobs d’été aux étudiants qui en sont friands. Ils ont aménagé des infrastructures qui ont des coûts et sont satisfaits des nouveaux pavillons choisis par la Ville et installés dès 2010.

Il est important de souligner que l’aménagement des pavillons sera entièrement à la charge des exploitants, en plus du loyer élevé qu’ils paieront à la Ville, tout cela pour un bail d’une durée de 5 ans uniquement et non renouvelable ! De surcroît les baux seront attribués à des personnes physiques, alors qu’il est naturellement conseillé de nos jours de créer des entreprises en Sàrl pour des raisons fiscales lors de la revente de l’entreprise.

Mais de qui la Ville se moque-t-elle ? Est-ce une façon de procéder vis-à-vis de PME artisanales genevoises qui paient leurs nombreuses taxes, y compris la taxe professionnelle, dont la Ville est si gourmande. Elle n’a aucun respect pour ces commerçants qui passent certainement plus de temps à remplir des tâches administratives tellement la bureaucratie de notre cité est lourde de conséquence pour les PME.

Ces nouvelles mesures me font regretter d’avoir accepté de retirer le référendum lancé contre les « ferazzinettes » pour lequel la Fédération du commerce genevois était partie prenante. Oui la Ville a tenu ses promesses, les « barcelonettes » seront moins coûteuses que les « ferazzinettes » !

Mais la Ville aujourd’hui fait main basse sur la liberté d’entreprendre et n’en a que faire de l’investissement des PME genevoises qui représentent le 99 % du tissus économique local.

Fabienne Gautier, députée

Présidente FCG

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19/11/2008

Quelle fausse comparaison !

 « On a trouvé des milliards de francs pour UBS, il n’y a aucune raison de chipoter pour 1,5 milliard de francs en faveur de l’AVS ». Tel est l’argument faussement imparable qui a cours aujourd’hui. Pourquoi n’est-il pas valable ? Parce que la Confédération n’a pas donné d’argent à UBS, elle est entrée à hauteur de 6 milliards de francs dans son capital. Ce prêt convertible lui rapportera 12,5% d’intérêt par an et sera transformé en actions après 30 mois.  Lorsqu’elle revendra les titres dans quelques années, elle pourrait alors encaisser un bénéfice. Quant à la Banque nationale suisse, elle a pris à son compte des actifs qui pesaient sur le bilan d’UBS et suscitaient la méfiance des autres établissements financiers à l'égard de celle-ci ainsi que le blocage de ses relations bancaires. Cette intervention, tout le monde aurait préféré s’en passer, mais était-ce possible ? La Suisse devait-elle être le seul pays à ne pas venir en aide à son système bancaire, au risque d’une banqueroute qui aurait eu des conséquences économiques désastreuses ? Non, bien entendu. L’intervention de l’Etat avait pour objectif de stabiliser l’économie de notre pays. Si l’on réussit ainsi à éviter un retournement conjoncturel violent, on aura aussi indirectement contribué à préserver l’AVS.  En revanche, l’initiative soumise à votation le 30 novembre priverait notre assurance sociale de 1,5 milliard de francs chaque année. N’agissons pas avec légèreté en matière sociale. Pour ces raisons, je voterai NON à l’initiative.

 

Fabienne Gautier, commerçante

 

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