18/09/2012

Aux uns, les privilèges, aux autres les inconvénients

 

Certains rêvent de la ville à la campagne, nos édiles politiques nous proposent une version néobobo, avec la campagne en ville. Cela semble alléchant, n’est-ce pas ? Une situation idéale en plein centre-ville, avec des rues vides de voitures, où les enfants jouent. Oui mais attention, ce rêve ne sera à la portée que de quelques privilégiés.

Certains quartiers des Pâquis, des Grottes ou encore des Eaux-Vives pourront vivre l’illusion des joies de la campagne, sans avoir à s’expatrier. Certes, le prix des logements pourraient bien grimper dans ces régions et le rêve n’être accessible que pour une élite argentée. Certes, les lois de la physique étant ce qu’elles sont, ils continueront à goûter davantage aux effluves des gaz d’échappement qu’au fumet de la nature. Mais peu importe, l’illusion demeura, dans leurs ghettos de luxe. Les autres – une majorité – subiront de plein fouet le report de circulation et les entraves (stress, bruit, pollution) provoquées par les privilèges accordés à certains quartiers.

Alors si vous ne voulez pas que le rêve factice proposé par les élus de la Ville tourne au cauchemar chez vous, dites NON au projet de bouclement de 50 rues.

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02/06/2012

Des leçons à ne recevoir de personne

Le 17 juin prochain, je voterai contre l’initiative populaire sur les accords internationaux. La démocratie suisse n’a de leçon à recevoir de personne, et nous ne pouvons pas rester indéfiniment un « cas exceptionnel ». Tous les jours, nos dirigeants politiques et économiques ont à prendre des décisions pour l’intérêt et la prospérité de notre pays. Bien sûr nous pouvons les désapprouver. S’il en va d’un groupe de citoyens, un référendum peut être lancé. Alors pourquoi alourdir le processus démocratique ? Pourquoi affaiblir ainsi la légitimité de notre Conseil fédéral et par cascade, notre compétitivité économique ? Par peur d’un trop grand rapprochement avec l’Europe ?

Rappelons-nous que nous avons dit non à l’espace économique européen en 1992. En marge de ce suffrage, il reste essentiel à ce pays de conclure des traités ou des accords avec l’espace européen et d’autres pays, tout en respectant notre indépendance. Nous ne pouvons pas, et ne voulons pas nous renfermer sur nous-mêmes. La Suisse doit pouvoir échanger, exporter, importer pour que les générations à venir ne se retrouvent pas privées de partenaires et de ressources. Pour cela, les décisions doivent souvent se prendre rapidement. L’initiative ASIN produirait l’effet contraire.

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17/02/2012

LES PME DOIVENT DEJA SE BATTRE SUR TOUS LES FRONTS

Qui aurait l’idée d’ajouter des cailloux dans son sac à dos avant de gravir une pente escarpée ?

C’est pourtant exactement ce qu’impose l’initiative « 6 semaines de vacances pour tous » aux entreprises. Les PME doivent déjà se battre avec le franc fort et la mauvaise conjoncture. Ce n’est vraiment pas le moment d’en rajouter une couche.

Si certaines très grandes sociétés pourraient peut-être faire face si l’IN était acceptée, cela serait insupportable pour les innombrables PME, qui constituent plus du 98 % du tissus économique suisse et sont le principal employeur du pays.

Laissons à ce 98% du tissus économique suisse la liberté de fixer les vacances en fonction de ses possibilités. C’est une des forces de la Suisse.

Pour le syndicat Travail Suisse, qui a lancé l’initiative sur les vacances, celui-ci prétend que notre pays serait à la traîne par rapport au reste du monde. C’est faux.

Il faut rétablir la vérité : la Suisse offre un minimum de 4 semaines de vacances, comme l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas ou encore la Belgique. Il est vrai, d’autres pays octroient 5 semaines, à l’exemple de la France, de la Grèce, de la Suède ou de l’Espagne, mais souhaitons-nous leur ressembler et comme eux avoir un taux de chômage plus élevé. Nous sommes le pays d’Europe ayant le plus bas taux de chômage grâce à une économie qui fonctionne.

Notre pays n’a donc rien à envier à d’autres en ce qui concerne les vacances, et encore moins en matière de salaires ou de prestations de chômage. Gardons les pieds sur terre, et notre prospérité sera préservée.

Pour toutes ces raisons, il faut voter NON le 11 mars prochain à l’IN sur les 6 semaines de vacances.

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18/11/2011

Salaire minimum, nous laisserons-nous éblouir par cette poudre aux yeux ?

L’initiative pour un salaire minimum pénalise les travailleurs qui sont censés en bénéficier.

En effet, l’introduction d’un salaire minimal entraîne un tassement général des salaires vers le bas pour tous les salariés.

Les salaires minimaux déjà à l’oeuvre nous montrent que leur effet pervers majeur dépasse largement les effets positifs. Ils gèlent les salaires sur des positions fixes qui sont beaucoup plus difficiles à faire bouger. Résultat pour les salariés : le salaire minimal se transforme en plafond qu’ils ne peuvent plus dépasser.

Il existe, en Suisse un outil qui a fait ses preuves dans le domaine salarial. Un outil plus souple et mieux adapté aux spécificités de chaque secteur : les conventions collectives de travail. C’est un pilier de notre partenariat social et l’un des fondements de notre prospérité collective. Ce même partenariat social nous permet également d’améliorer chaque année les CCT et de négocier des hausses de salaire indexées au coût de la vie. A coup sûr que l’introduction d’un salaire minimum pousserait à ne plus négocier entre partenaires. Pour la protection des travailleuses et travailleurs, il est indispensable de voter NON le 27 novembre prochain au salaire minimum.

Evidemment, les gens sont tentés par le chant des sirènes de cette initiative. Ils risquent pourtant de tomber de très haut. On leur promet un salaire minimum de 4’000.- ? Il sera proche de 2’500.- ! Selon le Tribunal Fédéral, ce salaire minimal devra être fixé à un niveau voisin des standards en cours dans le système d’aide sociale, c’est-à-dire 2’527.- à Genève. C’est aussi simple que cela.

L’expression "jeter de la poudre aux yeux", avec son sens actuel d'éblouir par de fausses apparences, se rapporte à merveille à cette mauvaise initiative pour l’introduction d’un salaire minimum. Ne nous laissons pas éblouir par cette poudre aux yeux.

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29/06/2011

Le PUS : une atteinte à la liberté du commerce

Le PUS: une atteinte à la liberté du commerce
Cette façon stalinienne d'un administratif de l'extrême gauche de vouloir gérer le commerce en ville de Genève sous prétexte de protéger le petit commerce. En fait, cette mesure paganiste votée par le Municipal de la Ville est un non respect de la liberté du commerce protégée par la Constitution fédérale et une atteinte directe aux petits commerçants dont certains se sont faits gruger par de fausses promesses.
Oui, je m'explique. Si demain un commerçant, proche de l'âge de la retraite, souhaite remettre son commerce, tout en essayant de retirer un petit bénéfice qui lui permettrait d'améliorer celle-ci,  car il n'a peut-être pas cotisé toute sa vie. Et bien, notre brave commerçant se verra imposer, pour être autorisé à le remettre, que ce soit un commerce du même type qui le rachète. Si le commerçant en question est un cordonnier, par exemple, et qu'il n'y a aucune demande pour ce type de commerce, avec cette nouvelle mesure le commerçant ne pourra plus vendre son arcade ni négocier sa reprise. Adieu l'amélioration de sa retraite.
De quel droit porte-t-on atteinte à la liberté du commerce et à la liberté du commerçant!
On a beaucoup parlé en son temps de ce bar de la rue du Rhône racheté par un bijoutier. Mais on n'a jamais, au non que jamais, parlé de la belle somme négociée et touchée par le tenancier du bar pour la reprise de son établissement. Une belle somme qui permet au commerçant qui a travaillé toute sa vie et qui mérite une belle retraite de s'arrêter de travailler. Les commerçants sont souvent des indépendants, pourquoi les priver d'avoir une retraite confortable car le fruit de leur travail leur a permis de faire vivre des employés mais pas d'assurer leur retraite souhaitée après des années de labeur.
Et si demain, à 62 ans, âge de la retraite des fonctionnaires de la Ville, je souhaite remettre mon commerce, va-t-on m'imposer de remettre mon pas de porte à un commerce du même type: commerce de détail de tissus au mètre. Le Sieur Pagani connaît de surcroît bien mal le marché du commerce de détail car il saurait que c'est un métier qui se meurt et qu'en plus il nécessite un minimum de formation. Donc si je n'ai plus le droit de choisir mon repreneur, je n'ai qu'à mettre la clé sous le paillasson. Merci M. Pagani le bonimenteur du petit commerce qui avec cette mesure préfère voir une arcade fermée plutôt qu'une arcade ouverte!

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03/05/2011

Dire non au déclassement des Cherpines, c’est être irresponsable !

Il faut avouer que je ne comprends absolument pas la logique qui consiste à refuser la construction de 3’000 logements près du centre ville de Genève là où la majorité des personnes travaillent, à savoir plus de 190’000. Pour beaucoup d’entre elles, comme de très nombreux autres Genevois, elles doivent se loger dans le Canton de Vaud ou en France voisine, ce qui augmente encore plus le nombre de pendulaires et donc les kilomètres parcourus en voiture. Suivant les endroits, les transports publics y sont rares ou inexistants, ce qui génèrent des déplacements journaliers inévitables. S’opposer au déclassement des Cherpines n’est, à n’en point douter, ni écologique, ni conforme au respect du développement durable. Comment de nos jours peut-on refuser un déclassement de zone qui permettra de créer 3'000 logements, de surcroît dans un éco quartier, à 20 minutes du centre ville car complètement desservi par les transports publics. Pour moi, c’est irresponsable, pire, c’est faire fi des jeunes couples qui veulent fonder des familles, rester proches des leurs et ne pas s’expatrier pour se loger.

Voter OUI au déclassement des Cherpines le 15 mai prochain, c’est offrir une qualité de vie qui permettra de concilier vie familiale et vie professionnelle sans perdre de temps dans ses déplacements.

Fabienne Gautier, députée

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12/02/2011

HONTE AUX TAXIS GENEVOIS

Une jeune femme, accompagnée de sa petite fille de 5 ans, arrive de Paris avec le TGV vendredi soir à la gare Cornavin. Elle souhaite prendre un taxi pour rejoindre sa voiture garée dans un parking d’une cour d’immeubles située dans le quartier de Plainpalais. La jeune femme et sa fille étaient chargées de bagages, naturellement.

Dans un premier temps, le taxi rouspète car il trouve la course pas assez longue. Le parking étant rue de l’Arquebuse, quartier connu pour son insécurité, la jeune femme prie le chauffeur de taxi de la déposer dans la cour près de sa voiture. Ce dernier refuse. Et pourtant la passagère payait ce qu’il fallait car effectivement avec les travaux dans le quartier, un détour pour atteindre le parking est nécessaire. Malgré l’insistance de sa cliente, le chauffeur de taxi peu complaisant dépose la jeune femme et sa petite fille munies de leurs bagages au coin de la rue. De surcroît, la jeune femme paya la somme de frs 25.- pour le trajet.

Naturellement ce qui devait arriver arriva : 3 jeunes hommes les suivent dans la cour où se trouve le parking. Je vous laisse imaginer la panique pour cette mère et cette petite fille. Les deux se précipitèrent dans leur voiture et s’enfermèrent. Ce n’est que plus loin, une fois sortie de la cour, que la mère installa sa petite fille dans son siège pour enfant lorsqu’elle se sentit en toute sécurité pour le faire.

Comment un chauffeur de taxi peut-il être aussi irresponsable et mettre une mère et sa petite fille en danger lorsqu’il sait parfaitement qu’ils les accompagnent dans un quartier peu sûr de la Ville. Honte à lui, honte aux taxis genevois.

Fabienne Gautier, députée

00:32 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

12/11/2010

Cessons d’être hypocrites

Dans le débat sur les heures d’ouverture des magasins, on parle sans arrêt des conditions de travail du personnel de la vente, qui serait obligé de travailler jusqu’à 20h00 tous les soirs ! Tout d’abord, on oublie (ou on feint de l’oublier) que la CCT actuelle garantit que personne ne travaillera plus d’un soir par semaine au-delà de 19h00.  Mais surtout, pense-t-on lorsque l’on va au restaurant aux conditions de travail du personnel qui travaille jusqu’à tard le soir, qui plus est, debout et dimanche compris ? Pense-t-on à notre prof de fitness ou de peinture sur soie, qui assure les cours du soir ? Pense-t-on au chauffeur TPG, qui nous amène où l’on veut de 5h du mat à minuit, 7 jours sur 7, dans des conditions de circulation de plus en plus difficiles ? Pense-t-on au boulanger qui s’est levé à 3 heures pour nous livrer du pain frais ? Et surtout, lorsque l’on va faire ses courses en France le soir jusqu’à 21h00 ou le dimanche, pense-t-on aux conditions du personnel de vente ? Non ! Alors cessons d’être hypocrites. Les modes de vie ont changé, nos horaires ont changé. Alors adaptons ceux du commerce genevois à la réalité d’aujourd’hui !

Fabienne Gautier, commerçante

09:54 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

12/09/2010

Révision de l'assurance chômage : pragmatisme du oui contre dogmatisme du non

Des prévisions chômage trop optimistes et voilà l'assurance-chômage plombée par un endettement de plus de 7 milliards. Comme l'impose la loi (LACI), des mesures correctives doivent donc être prises, faute de quoi c'est une augmentation automatique de 0,5% des cotisations qui entrera en vigueur.


C'est ainsi que la 4e révision de la LACI a vu le jour. Après de longs palabres aux Chambres fédérales, les positions initialement tranchées des uns - estimant la réforme trop timide - et des autres - la jugeant trop sévère - ont fini par se rejoindre pour aboutir à un projet mesuré, équilibré et intelligent. Fondé sur une symétrie des efforts entre les nouvelles recettes (augmentation de 2 à 2,2% de la cotisation base et introduction d'une contribution de solidarité temporaire de 1% sur les hauts salaires - + 646 mios en tout) et réaménagement des prestations (+ 622 mios), il permet de désendetter lentement mais sûrement l'assurance. Il requiert un effort de chacun, salarié, entreprise et chômeur. Néanmoins, les augmentations de cotisation, certes toujours désagréables, restent acceptables, tout comme la révision des prestations est raisonnable, car mesurée et ciblée en fonction du profil des personnes concernées.

Cela n'a pas suffit à éviter un référendum de la gauche et des syndicats. Ceux-ci, sans doute galvanisés par leur succès sur la LPP, avaient d'ailleurs pris leur décision bien avant que le projet final ne prenne forme.

Nous voterons donc sur ce projet le 26 septembre prochain. Au moment de glisser notre bulletin dans l'urne, prenons toutefois garde à l'effet boomerang. Car dire non à la réforme, c'est ouvrir la porte à une augmentation automatique de 0,5% des cotisations, sans qu'aucune mesure d'économie ne soit prise. Une situation dont personne ne sortira gagnant.  

Sauvons la LACI en votant OUI.

Fabienne Gautier, députée

21:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

07/08/2010

Un conseiller administratif qui rechausse sa casquette de syndicaliste

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le conseiller administratif Pagani se permettait de retrouver ses anciennes amours en rechaussant sa casquette de syndicaliste le temps d’accompagner le cortège des syndicats lors du dépôt du référendum contre la loi d’ouverture des magasins.

Est-ce vraiment la place d’un conseiller administratif ou alors M.Pagani est-il en train de démissionner pour réintégrer les syndicats où il y tiendrait assurément une meilleure place. Va-t-on assister prochainement à des élections partielles en Ville de Genève.

Mais de qui le Sieur Pagani se moque-t-il. C’est comme, par exemple, si l’on voyait le Conseiller d’Etat Pierre-François Unger revêtir sa blouse blanche d’urgentiste et retourner opérer , le temps d’une urgence, aux HUG.

Cet acte de M. Pagani est bien la preuve qu’il n’a pas sa place au Conseil administratif de la Ville et qu’il est grand temps que le peuple se rendre compte que ce Monsieur n’a rien fait pour améliorer Genève durant son mandat.

Bien au contraire, il ne fait que bloquer par des recours toute construction de logements en ville. Il empêche ainsi les genevois de se loger ce qui les poussent à quitter Genève pour habiter en France voisine, spécialement les jeunes qui désirent s’installer.

Et maintenant, M. Pagani soutient un référendum qui est contre une dynamique qui n’a pour seul objectif celui d’ animer Genève et créer des emplois .

Comment peut-on souhaiter un développement de Genève qui génère de facto de la création d’emplois avec de tels blocages.

Il est grand temps pour la Ville de Genève d’avoir des conseillers administratifs qui oeuvrent pour une Genève du XXI ème siècle avec une vision de prospérité tant économique que financière qui permette ainsi de générer du social.

Fabienne Gautier, députée

Présidente de la Fédération du commerce genevois

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