02/06/2012

Des leçons à ne recevoir de personne

Le 17 juin prochain, je voterai contre l’initiative populaire sur les accords internationaux. La démocratie suisse n’a de leçon à recevoir de personne, et nous ne pouvons pas rester indéfiniment un « cas exceptionnel ». Tous les jours, nos dirigeants politiques et économiques ont à prendre des décisions pour l’intérêt et la prospérité de notre pays. Bien sûr nous pouvons les désapprouver. S’il en va d’un groupe de citoyens, un référendum peut être lancé. Alors pourquoi alourdir le processus démocratique ? Pourquoi affaiblir ainsi la légitimité de notre Conseil fédéral et par cascade, notre compétitivité économique ? Par peur d’un trop grand rapprochement avec l’Europe ?

Rappelons-nous que nous avons dit non à l’espace économique européen en 1992. En marge de ce suffrage, il reste essentiel à ce pays de conclure des traités ou des accords avec l’espace européen et d’autres pays, tout en respectant notre indépendance. Nous ne pouvons pas, et ne voulons pas nous renfermer sur nous-mêmes. La Suisse doit pouvoir échanger, exporter, importer pour que les générations à venir ne se retrouvent pas privées de partenaires et de ressources. Pour cela, les décisions doivent souvent se prendre rapidement. L’initiative ASIN produirait l’effet contraire.

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17/02/2012

LES PME DOIVENT DEJA SE BATTRE SUR TOUS LES FRONTS

Qui aurait l’idée d’ajouter des cailloux dans son sac à dos avant de gravir une pente escarpée ?

C’est pourtant exactement ce qu’impose l’initiative « 6 semaines de vacances pour tous » aux entreprises. Les PME doivent déjà se battre avec le franc fort et la mauvaise conjoncture. Ce n’est vraiment pas le moment d’en rajouter une couche.

Si certaines très grandes sociétés pourraient peut-être faire face si l’IN était acceptée, cela serait insupportable pour les innombrables PME, qui constituent plus du 98 % du tissus économique suisse et sont le principal employeur du pays.

Laissons à ce 98% du tissus économique suisse la liberté de fixer les vacances en fonction de ses possibilités. C’est une des forces de la Suisse.

Pour le syndicat Travail Suisse, qui a lancé l’initiative sur les vacances, celui-ci prétend que notre pays serait à la traîne par rapport au reste du monde. C’est faux.

Il faut rétablir la vérité : la Suisse offre un minimum de 4 semaines de vacances, comme l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas ou encore la Belgique. Il est vrai, d’autres pays octroient 5 semaines, à l’exemple de la France, de la Grèce, de la Suède ou de l’Espagne, mais souhaitons-nous leur ressembler et comme eux avoir un taux de chômage plus élevé. Nous sommes le pays d’Europe ayant le plus bas taux de chômage grâce à une économie qui fonctionne.

Notre pays n’a donc rien à envier à d’autres en ce qui concerne les vacances, et encore moins en matière de salaires ou de prestations de chômage. Gardons les pieds sur terre, et notre prospérité sera préservée.

Pour toutes ces raisons, il faut voter NON le 11 mars prochain à l’IN sur les 6 semaines de vacances.

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18/11/2011

Salaire minimum, nous laisserons-nous éblouir par cette poudre aux yeux ?

L’initiative pour un salaire minimum pénalise les travailleurs qui sont censés en bénéficier.

En effet, l’introduction d’un salaire minimal entraîne un tassement général des salaires vers le bas pour tous les salariés.

Les salaires minimaux déjà à l’oeuvre nous montrent que leur effet pervers majeur dépasse largement les effets positifs. Ils gèlent les salaires sur des positions fixes qui sont beaucoup plus difficiles à faire bouger. Résultat pour les salariés : le salaire minimal se transforme en plafond qu’ils ne peuvent plus dépasser.

Il existe, en Suisse un outil qui a fait ses preuves dans le domaine salarial. Un outil plus souple et mieux adapté aux spécificités de chaque secteur : les conventions collectives de travail. C’est un pilier de notre partenariat social et l’un des fondements de notre prospérité collective. Ce même partenariat social nous permet également d’améliorer chaque année les CCT et de négocier des hausses de salaire indexées au coût de la vie. A coup sûr que l’introduction d’un salaire minimum pousserait à ne plus négocier entre partenaires. Pour la protection des travailleuses et travailleurs, il est indispensable de voter NON le 27 novembre prochain au salaire minimum.

Evidemment, les gens sont tentés par le chant des sirènes de cette initiative. Ils risquent pourtant de tomber de très haut. On leur promet un salaire minimum de 4’000.- ? Il sera proche de 2’500.- ! Selon le Tribunal Fédéral, ce salaire minimal devra être fixé à un niveau voisin des standards en cours dans le système d’aide sociale, c’est-à-dire 2’527.- à Genève. C’est aussi simple que cela.

L’expression "jeter de la poudre aux yeux", avec son sens actuel d'éblouir par de fausses apparences, se rapporte à merveille à cette mauvaise initiative pour l’introduction d’un salaire minimum. Ne nous laissons pas éblouir par cette poudre aux yeux.

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03/05/2011

Dire non au déclassement des Cherpines, c’est être irresponsable !

Il faut avouer que je ne comprends absolument pas la logique qui consiste à refuser la construction de 3’000 logements près du centre ville de Genève là où la majorité des personnes travaillent, à savoir plus de 190’000. Pour beaucoup d’entre elles, comme de très nombreux autres Genevois, elles doivent se loger dans le Canton de Vaud ou en France voisine, ce qui augmente encore plus le nombre de pendulaires et donc les kilomètres parcourus en voiture. Suivant les endroits, les transports publics y sont rares ou inexistants, ce qui génèrent des déplacements journaliers inévitables. S’opposer au déclassement des Cherpines n’est, à n’en point douter, ni écologique, ni conforme au respect du développement durable. Comment de nos jours peut-on refuser un déclassement de zone qui permettra de créer 3'000 logements, de surcroît dans un éco quartier, à 20 minutes du centre ville car complètement desservi par les transports publics. Pour moi, c’est irresponsable, pire, c’est faire fi des jeunes couples qui veulent fonder des familles, rester proches des leurs et ne pas s’expatrier pour se loger.

Voter OUI au déclassement des Cherpines le 15 mai prochain, c’est offrir une qualité de vie qui permettra de concilier vie familiale et vie professionnelle sans perdre de temps dans ses déplacements.

Fabienne Gautier, députée

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12/09/2010

Révision de l'assurance chômage : pragmatisme du oui contre dogmatisme du non

Des prévisions chômage trop optimistes et voilà l'assurance-chômage plombée par un endettement de plus de 7 milliards. Comme l'impose la loi (LACI), des mesures correctives doivent donc être prises, faute de quoi c'est une augmentation automatique de 0,5% des cotisations qui entrera en vigueur.


C'est ainsi que la 4e révision de la LACI a vu le jour. Après de longs palabres aux Chambres fédérales, les positions initialement tranchées des uns - estimant la réforme trop timide - et des autres - la jugeant trop sévère - ont fini par se rejoindre pour aboutir à un projet mesuré, équilibré et intelligent. Fondé sur une symétrie des efforts entre les nouvelles recettes (augmentation de 2 à 2,2% de la cotisation base et introduction d'une contribution de solidarité temporaire de 1% sur les hauts salaires - + 646 mios en tout) et réaménagement des prestations (+ 622 mios), il permet de désendetter lentement mais sûrement l'assurance. Il requiert un effort de chacun, salarié, entreprise et chômeur. Néanmoins, les augmentations de cotisation, certes toujours désagréables, restent acceptables, tout comme la révision des prestations est raisonnable, car mesurée et ciblée en fonction du profil des personnes concernées.

Cela n'a pas suffit à éviter un référendum de la gauche et des syndicats. Ceux-ci, sans doute galvanisés par leur succès sur la LPP, avaient d'ailleurs pris leur décision bien avant que le projet final ne prenne forme.

Nous voterons donc sur ce projet le 26 septembre prochain. Au moment de glisser notre bulletin dans l'urne, prenons toutefois garde à l'effet boomerang. Car dire non à la réforme, c'est ouvrir la porte à une augmentation automatique de 0,5% des cotisations, sans qu'aucune mesure d'économie ne soit prise. Une situation dont personne ne sortira gagnant.  

Sauvons la LACI en votant OUI.

Fabienne Gautier, députée

21:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

07/08/2010

Un conseiller administratif qui rechausse sa casquette de syndicaliste

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le conseiller administratif Pagani se permettait de retrouver ses anciennes amours en rechaussant sa casquette de syndicaliste le temps d’accompagner le cortège des syndicats lors du dépôt du référendum contre la loi d’ouverture des magasins.

Est-ce vraiment la place d’un conseiller administratif ou alors M.Pagani est-il en train de démissionner pour réintégrer les syndicats où il y tiendrait assurément une meilleure place. Va-t-on assister prochainement à des élections partielles en Ville de Genève.

Mais de qui le Sieur Pagani se moque-t-il. C’est comme, par exemple, si l’on voyait le Conseiller d’Etat Pierre-François Unger revêtir sa blouse blanche d’urgentiste et retourner opérer , le temps d’une urgence, aux HUG.

Cet acte de M. Pagani est bien la preuve qu’il n’a pas sa place au Conseil administratif de la Ville et qu’il est grand temps que le peuple se rendre compte que ce Monsieur n’a rien fait pour améliorer Genève durant son mandat.

Bien au contraire, il ne fait que bloquer par des recours toute construction de logements en ville. Il empêche ainsi les genevois de se loger ce qui les poussent à quitter Genève pour habiter en France voisine, spécialement les jeunes qui désirent s’installer.

Et maintenant, M. Pagani soutient un référendum qui est contre une dynamique qui n’a pour seul objectif celui d’ animer Genève et créer des emplois .

Comment peut-on souhaiter un développement de Genève qui génère de facto de la création d’emplois avec de tels blocages.

Il est grand temps pour la Ville de Genève d’avoir des conseillers administratifs qui oeuvrent pour une Genève du XXI ème siècle avec une vision de prospérité tant économique que financière qui permette ainsi de générer du social.

Fabienne Gautier, députée

Présidente de la Fédération du commerce genevois

10:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

12/05/2010

GENEVE-PLAGE POUR TOUTES ET TOUS SANS INITIATIVE

OUI à une Genève-Plage accueillante pour la population.

Oui à une Genève-Plage ouverte toute l’année.

Oui à une Genève-Plage écologique respectant le développement durable.

Genève-Plage, ce site idyllique à deux enjambées du centre-ville suscite les convoitises. Que de projets pour dynamiser ce lieu de détente au bord de notre lac.

Ce que souhaite la population, c’est une Genève-Plage, accueillante, moderne, offrant des installations à la portée de toutes et tous, des horaires adaptés au mode de vie actuelle.

Réaménager le site de Genève-Plage répond parfaitement à une Genève de demain, au développement que nous souhaitons pour ce lieu magique et accessible. Pour ce faire, les partenaires public et privé doivent travailler de concert pour que la population puisse jouir pleinement d’un lieu qui se doit d’offrir tous ces multiples avantages.

On peut imaginer pour Genève-Plage un vrai centre de détente et bien-être, une piscine directement alimentée par le lac et chauffée par des pompes à chaleur praticable toute l’année. Il en va de même pour tout hamamm, spa, sauna etc qui pourraient être créés et ainsi offrir à Genève un lieu de bien-être comme d’autres ont déjà vu le jour en Suisse.

Il est vrai qu’un sérieux coup de lifting est indispensable. Il est encore plus vrai que Genève-Plage peut offrir toute l’année des installations modernes respectant l’environnement. Genève-Plage doit être vivante, elle doit être animée au fil des saisons avec des horaires adéquats pour une population active qui désire se détendre ou pratiquer un sport aquatique.

Le forcing par une initiative n’aboutira à rien, c’est faire mourir tout projet avant de naître.

Un projet censé ne verra le jour que si les partenaires public-privé se mettent ensemble pour le faire aboutir. Et les partenaires privés seront incontournables pour une réhabilitation du site, ne serait-ce que pour son « simple » financement.

Oui à une Genève-Plage ouverte toute l’année pour toutes et tous.

Fabienne Gautier, commerçante et députée

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23/11/2009

VESENAZ, CEVA, même combat

2 x OUI à une région qui bouge le 29 novembre 2009

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22/09/2009

Le danger du non-consumérisme de M. Deneys

Le député socialiste Roger Deneys a lancé à toute vapeur sa campagne contre la consommation et le commerce genevois en militant pour le non-consumérisme.

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16:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

20/01/2009

Les accords bilatéraux apportent des emplois dans nos cantons

Ces dernières années, un nombre record d’entreprises étrangères  sont venues s’établir en Suisse romande. Tous ces nouveaux emplois ont permis d’en créer d’autres, par exemple dans les entreprises de construction, chez les boulangers et dans les autres commerces. Ce n’est pas un hasard si ces arrivées se sont accélérées depuis que nous avons les accords bilatéraux avec l’Europe. Grâce à eux, les entreprises établies en Suisse bénéficient des mêmes règles que celles établies en Europe, avec les avantages de la Suisse en plus. Renoncer à ces accords diminuerait grandement notre attrait. Ce serait une erreur que nous regretterions amèrement. En revanche, un oui le 8 février ne pourra qu’attirer de nouvelles entreprises et les emplois qui vont avec.

Fabienne Gautier,

Présidente de la Fédération du Commerce genevois

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